• Client :Les Ponts Jacques Cartier et Champlain Incorporée
  • Architecture :Lemay
  • Crédit photos :Vincent Brillant

Le projet du Centre d’entretien du pont Jacques-Cartier est un bâtiment à forte visibilité, situé en bordure du boulevard Taschereau, à la sortie sud du pont Jacques-Cartier. Destiné à la société Les Ponts Jacques Cartier et Champlain Incorporée (PJCCI), il comprend au rez-de-chaussée plusieurs garages et postes de service pour les véhicules d’entretien.

Au 3e étage, avec une entrée de plain-pied au sommet du talus, une structure en forme de « pont » à charpente d’acier tubulaire, qui abrite les bureaux et les systèmes de contrôle, est posée en porte-à-faux au-dessus des garages d’entretien. Elle se compose de grandes fermes en treillis d’acier de 65 m de longueur et d’une toiture apparente en panneaux de bois lamellé-croisé (CLT), traitée comme un élément architectural. Les diagonales des fermes sont aussi orientées dans le sens de la circulation encerclant l’édifice. Les fondations du bâtiment reposent sur des pieux forés.


Principaux défis relevés :

  • Gestion d’un important potentiel de gonflement pyriteux du remblai en place.
  • Mauvaise qualité des sols et proximité du roc au rez-de-chaussée, menant au choix d’un système de pieux forés.
  • Fondations du bâtiment sur deux niveaux distincts : au rez-de-chaussée et au 3e étage.
  • Grands espaces sans colonnes requis au rez-de-chaussée, ce qui a limité les appuis du 3e étage à seulement 4 trames. Il en résulte des portées allant jusqu’à 25 mètres, un porte-à-faux de plus de 5 mètres et la suspension d’une grande partie du niveau 2 aux fermes du niveau 3.

Solutions et innovations dignes de mention :

  • Utilisation d’un coffrage perdu (« void form ») sous une partie de la structure afin de la protéger du gonflement pyriteux du remblai en place.
  • Conception d’une dalle structurale sur sol, appuyée sur des pieux forés, afin de limiter les quantités d’excavation et de remblai pendant la construction.
  • Conception d’un système d’appuis glissants sur les fondations du niveau 3 situées sur le talus, afin de limiter les efforts latéraux et d’améliorer le comportement sismique du bâtiment.
  • Conception d’immenses fermes en treillis d’acier d’un étage de hauteur et de 64 mètres de longueur pour franchir les grandes portées du 3e étage.
  • Utilisation d’un système de multiples cadres rigides pour contreventer le « pont » du niveau 3 dans le sens perpendiculaire. On obtient ainsi un espace libre de tout obstacle d’environ 740 m², qui a offert aux architectes une grande flexibilité d’aménagement.